01.Avant j'écrivais .

01.Avant j'écrivais là.

MARION.
M-A-R-I-O-N.
SEIZE ANS, COURT APRÈS LA VIE.



La force alphabétique dans les neurones. Parler ne sert à rien - ou presque - . back in town, ne vis pas chez mes parents. Joues là comme Dylan et c'est tout. Tu sais, je parles de moi à la première personne, pas comme tous ces abrutis sur FB. j'ai FB, suis-je une abrutie ? J'suis pas belle. On a certainement du déjà souhaiter ma mort. Et pourtant. PAS SCARLETT. PAS LOLITA. j'bois du coca le matin. un jour, j'vous dirais la vérité. Bien sur que non, j'suis bien trop peu courageuse pour ça. En attendant, ma vie défile accompagnée de choses futiles et je m'en contente. Croyez moi, tant que vous pouvez vivre dans votre confortable chez-vous restez-y. Malgré les parents insupportable & tout ça, oui, je sais. Aimerais concilier Paris et Rennes. Je revendique Twitter pour Aka Aki. J'aime. Très. Trop. Mal. Le soir, je m'assois au rebord de ma fenêtre et me casse dans le ciel noir une blonde à la main. suis la reine des connes. Je ne sais pas où je vais avec cette espèce d'article censé résumer ma vie. Ne croyez pas à votre liberté, vous n'en avez pas. Sarkozy, dans son discours présidentiel, à repris certains termes d'Hitler dans " mein Kampf ". Désolé les amis. Je pourrais aller en taule pour ce que j'ai dis. Pauvres fous. Juré , craché, j'offre pas le septième ciel.

# Posté le lundi 27 juillet 2009 17:10

Modifié le dimanche 27 septembre 2009 05:19

06

06


J'étais là. j'ai tout vu et j'ai pas bougé. J'étais là quand les verres défilaient et le noyait dans son imperturbable monde. Quand de ses mains tremblantes il promettait de cesser, d'une promesse trop vite oubliée, lorsque une empoisonnante goutte touchait ses lèvres. Le soir s'enfuyait et les cris de ma mère traversaient les murs en silence. Ils savaient pas. Ils savaient pas que j'étais là. J'ai tout vu et j'ai pas bougé. Assise par terre, l'insomnie me guettait trop souvent. Mais y' avait Alex. Toujours, y' avait Alex. Alex, c'était mon meilleur ami, et même plus. Alex, il était pas très grand, mais il était fort. Alex, il avait de grands yeux bleus innocents contrastant avec son visage un peu trop mature. Alex, un jour, il a levé son tee-shirt. j'étais là. Il m'a dit. Regarde, tu vois les bleus là, j'les sens pas, j'ai pas mal, j'ai pas mal. Son corps était parcouru de traces violacées. C'est son père aussi, il m'a dit. J'ai pleuré. J'étais là, j'ai tout vu, et j'ai pas bougé. On avait pas peur tout les deux. Main dans la main, on avait le monde à nos pieds. On partira. On se l'était promis. Lui, il ne pleurait jamais. Alors j'ai appris à ne plus me plaindre. Mais il savait. Il savait en laissant glisser ses doigts sur ma peau, il savait en tortillant mes cheveux autour de son index, il savait en m'attrapant la main. Un soir, j'étais à table, et devant moi, une assiette de pâtes cuites de 3 jours. Elles étaient dégueulasses ces pâtes. Mon père dressait une bouteille vide devant lui. Il était droit, le regard noir. Ma mère baissait la tête, elle aussi elle les trouvaient dégueulasses ces pâtes. Chez moi, on me demandait jamais ce que j'avais fais de ma journée, si à l'école ça allait, ou ce que j'aimais. Chez moi, on regarde juste le JT de vingt heures. " Claire Chazal, élue présentatrice préférée des français. " Mais qu'est ce qu'on sen fou, qu'il a dit mon père. Il s'est levé de sa chaise, et à attraper une bouteille de whisky. Les gorgées s'écoulaient doucement dans sa gorge et doucement, l'emportait vers le point de non retour. Le trou noir avançait douloureusement. Alors ma mère à redressé la tête. Elle s'est mise debout, face à mon père, et lui à balancé : Maintenant, tu arrêtes, où je pars. ; Un instant, j'ai cru qu'elle était folle. J'ai vu mon père. La fureur soudaine dont il s'est épris. J'ai vu les mots qu'il crachait par terre. J'ai vu la puissance de son être pourtant dépravé lorsque le verre à volé en éclat. J'ai vu les regrets de ma mère lorsqu'il lui tenait les poignets. J'étais là, j'ai tout vu, et j'ai pas bougé. Les pâtes se noyaient dans leur eau et Claire Chazal continuait de parler. mais lorsque ma mère à crié, encore une fois, j'ai eu peur. J'ai eu peur et j'ai couru. Dans ma chambre que je me suis enfermée. Et j'ai appelé Alex. Alex a couru aussi. Par ma fenêtre qu'il est entré. Il a vu. Il a vu à ma tête que j'avais peur. Il a entendu les cris, et face à mes tremblements, il m'a attrapé. Dans ses bras, il m'a attrapé. Il m'a bouché les oreilles, avec ses mains tendres. Et il m'a serré. Si fort, il m'a serré. Malgré ses bleus, malgré la douleur, il m'a serré. Et mon père est entré. Face à moi, ce n'était plus mon père. Ni même mon géniteur. Qu'une carcasse d'homme fou, aux yeux pétillants de violence. Il hurlait. " Qu'est ce qu'il fou là lui ?! " qu'il criait. Alex m'a éloigné, et à tenté de le calmer. Erreur. Il redoublait de fureur. " Ma fille n'est qu'une trainée, comme sa mère ! " Qu'il a continué de hurler. Il s'est avancé vers moi, la main prête à frapper. Le coup, j'lai pas senti. Alex s'est placé entre moi et cet espèce de monstre impassible. Il a pas crié, il m'a simplement regardé. Je l'ai vu tomber, je l'ai vu. Je l'ai vu se replier sur lui et mon père ne plus s'arrêter. J'ai crier, des cris à peine audible sous les rugissements de mon père. Alex gardait les yeux ouverts. Le bleu était plus intense que jamais. J'étais là, j'ai vu. des minutes entières, j'ai vu. Puis ses yeux se sont éteins, mon père à arrêter de cogner. J'ai compris , à ce moment là. j'ai compris, c'était fini. Mon père m'a regardé, puis à regardé ses mains tachées d'un rouge plus puissant que ce dont il aspirait. Il s'est assis. Je ne disais plus rien. Je me suis baissée, j'ai attrapé la main encore chaude d'Alex, puis me suis blottie contre lui. j'ai hurlé. J'lui ai hurlé de se relever, et derrière, j'entendais ma mère pleurer. Claire Chazal continuait son interminable discours . Tard, plus tard, les flics sont venus. Menottes aux mains, mon père est parti. Menottes aux mains, il m'a lancé un dernier regard, que j'ai fuis. Depuis, je ne l'ai jamais revu. 12 ans de taules, tu parles. Maintenant, je vis avec ma mère, dans un truc parait-il sympa. Chaque jour, on me demande ce que j'ai fais de ma journée, et je me rends compte à quel point ça compte pas. Parait que tout vas bien dans ma vie, mais mes nuits ne sont plus que des cris résonnant dans ma mémoire. Et ce regard. Le bleu de ses yeux me quittant. Pas de happy end. On partira pas. Je ne tiendrais plus sa main. Alex m'a sauvé. j'étais là. j'ai tout vu, et j'ai pas bougé.




Publié aussi ici .

# Posté le mardi 28 juillet 2009 17:29

Modifié le samedi 26 septembre 2009 18:08

02.

02.
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Tu sais Jude. Je ne t'ai jamais oublié. Toutes ces années je t'ai cherché. Je t'ai cherché à travers d'autres visages, à chaque coin de rue, par d'autres filles, mais aucune ne te ressemblaient, elles n'avaient pas tes traits, elles n'avaient pas ce lien qu'on avait, nous. Elles étaient belles, mais pas comme toi. J'en ai brisé des coeurs, sûrement pour me prouver que moi aussi , je pouvais dominer, je pouvais gagner contre l'amour. Mais au final, j'ai perdu ce combat, on ne rivalise pas avec lui, il finit toujours pas nous rattraper.

# Posté le mardi 28 juillet 2009 05:42

Modifié le mardi 28 juillet 2009 05:56

04.

04.


JUNKIE.
j'avais tout. Du fric, un squat, du feu, un cuillère, un brouillon de vie, ratée. J'tremblais pas, j'étais fière. Pas en manque, pas gueularde, pas accro, pas morte. Sur le dos, les bras étendus, mégots aux pieds, j'arrivais même à penser ma réalité. J'avais pas peur. Elles étaient toutes là. Des durs et des moins dopantes. Shit, cockaïne, LSD, héro, des trucs à tester et d'autre qui ne font plus effet. Ecsta, Kétamine, popers, amphet'. J'les avaient toutes, j'avais de l'importance. Mes pupilles étaient dilatées mais j'riais. Ouais, j'riais. J'les avaient toutes ces putins de cams, toutes. Sauf une. Toi. tremblements.

# Posté le mardi 28 juillet 2009 16:39

07

07
Je me surprends à tapoter mon pauvre coeur détraqué pour qu'il se remette à battre. Tu me laisses là, face à moi même, mon corps ouvert de tes mots, mon destin s'échappant dans les courants d'air. J'ai notre histoire en main, tu dis. Pourtant, je suis seule. Seule face à cette vie, seule face à ton absence. Tu m'a tourné le dos, relevant la tête, tout en me serrant dans tes bras. Un manteau sur le dos, le regard perçant.; Un au revoir tel qu'un adieu. Et tout ce que je n'ai pas réussi à te dire ressurgit. Je te le cris en silence, mais tu n'entends pas. Tu es bien trop loin, déjà. Il ne suffirait seulement que d'un mot. Que tu plonges tes doigts dans ce bout de chair qui essaye désespérement de continuer à battre. Des pages déchirées, pour une multitude de doutes. Alors, toi aussi, tu as de la peine ? Il ne fallait pas que je t'appartiennes. Tu sais, moi aussi je reviendrais. allez cheri, emmène moi loin de tout ça, protège moi au fond de tes bras.

# Posté le mardi 28 juillet 2009 17:44

10.

10.
" maintenant, j'entends de toutes part les histoires où je ne suis plus en vedette, tes déconvenues ou tes conquêtes, et quand je parle de nous au passé, on me rit au nez ... Parce que je dis "nous" .
Ils ont raison. Je prends conscience de la nuque du chauffeur de taxi, du bruit monotone du moteur et du crépitement de la pluie sur le toit de la voiture. le feu passe du rouge au vert, et je suis seulement si fatiguée. Ces rues désertes aux trottoirs mouillés, sortir, se coucher tard, tout ce monde, cette sensation de brulure à la poitrine, les jambes cassées. J'ai du mal à respirer. Je n'ai envie de rien, je ne sais pas quoi faire, je ne veux pas rester éveillée. Je ne veux pas dormir. Je n'ai pas faim. Je veux voir personne. je veux pas être seule. j'ai l'impression d'être en sursis. Je suis juste complètement défoncée, la vérité se fait jour avec lenteur et me laisse vide.
T ... même T ... ce que j'm'en fous. "


Hell

# Posté le mercredi 05 août 2009 05:45

11.

11.

Tente, soleil, " pastis quand t'en a plus, pastis tout bu " , chaise en carton,herbe, espadrilles, côte sauvage, étoile filante, barbecue à 5euros, plage, sable, mer, lunettes noires, serviette, bronzage, vodka, clopes, glaces italiennes à 2.90, vincent à Poils, crêpes, croquis, chamalow grillés, fesses du voisin, colo du 93, " Allo, Pierre, oublies pas ta radio " , Matmatah, nuits à la belle étoiles, potes, ciel bleu, APERO ! , tire-bouchon, " Putin, tes parents, y devaient pas capté que ton rire était décalé quand t'étais gosse" , pas de parents, du rire, de la mauvaise bouffe, du spray anti-moustiques, du papier WC, musique, des algues, chapeau, bières, short, " C'est à qui de faire la vaisselle ? " , débardeur, tongs, klaxon à 9h17, du stop, pétanque, Airpès, fêtes jusqu'à pas d'heure. " ma bière du Jura, elle à fermenté 3 semaines ! " , la maison des chats, " pastis caillouteux, pastis délicieux " , des rencontres de folie, Tout ça.



# Posté le mercredi 05 août 2009 05:57

Modifié le samedi 15 août 2009 14:31

12.

12.
01.47 so long .
Runaway en pleine gueule, je fumes. encore. Certes. CLOPE SUR CLOPE. J'suis une vrai pétasse. Ton rendez-vous, j'y suis pas allé. Je ris. Je t'imagines comme un con à attendre sous la flotte avec ton bouquet en mains. Je t'avais prévenu. 2. Perdu. 1. Il reste 1&1 maintenant. 0 . Du coeur à ton sourire, c'est une exaltation que je fuis cher Amour. J'suis désolée, le jour où je t'ai rencontré, il faisait noir. Je crois qu'on 'est plantés d'histoire. Toi & ta belle gueule, on est pas fait pour s'entendre. J'suis une garce. Quand je mors ta chemise blanche, je bouffe nos souvenirs. Je te hais mon coeur. Je me détruis et j'aime ça. Tu me détruis et tu l'sais pas ça. je fume, je bois, je sniffe, sans remords. Alors non, ton intelligence et tes lèvres tendres, c'est pas pour moi. Vois -tu , je suis de la pire espèce. Je critique tout et tes mots doux m'horripile. Kiffant. Tu me hais là, pas vrai ? Je t'avais prévenue. Mais toi, tu m'as laissée. Assise dans mon lit, je cherche ton point faible, le truc qui te feras trébucher, pour que tu sentes toi aussi, comme ça fait mal. J'ai jeté tout tes restes, tout tes gestes qui persistes à s'accrocher sur ma peau. J'attends plus rien. Que ta perte dans mon esprit et tes mots qui s'égarent. Laisse moi tomber, utu sais, je m'accrocherais pas. Cher et tendre, la vodka ne fait plus effet, je te sens même si tu n'es plus tout près. T'as balancé le bouquet là hein, pas vrai ? Les temps changent et emportent les gens dans sa bourrasque. J'ai plus peur. Je ne te chercherais plus. J'ai plus de causes à débattre, ces restes m'emporte. Revêtis ton costard, barre toi loin, parce que tu sais, même en détruisant ta vie, tout mon mal ne peux pas t'atteindre. La douleur c'est dans la tête, moi je t'ai dans la peau, comme une aiguille mon héro.

# Posté le samedi 15 août 2009 13:33

Modifié le dimanche 27 septembre 2009 05:10